mercredi 19 juin 2013

Triathlon M de Kruth-Wildenstein

Nous y avions déjà participé l'an passé, là aussi sous un soleil radieux, et c'est en partie cette épreuve qui nous a convaincue de poursuivre dans le triathlon, du fait de la beauté du cadre, l'épreuve vélo qui emprunte un superbe parcours, et l'ambiance qui y était très conviviale.

Après le triathlon de Chalain la semaine précédente, prête à prendre ma revanche en natation, et à nouveau appliquer les bons conseils que je peux recevoir les derniers temps pour corriger mes défauts techniques en course à pied, en participant à quelques entraînements au club de Belfort, où je signerais en Septembre prochain, pour pouvoir m’entraîner dans un cadre favorable (coach, ambiance, proximité...).

Rendez-vous donc au lac de Kruth, au fond de la vallée de Thann en Alsace. Un cadre idéal pour un triathlon, et un parcours vélo corsé, avec montée de col, puis ascension jusqu’à la route des crêtes qui surplombe la vallée, par une route un peu plus raide : 850m de D+ pour 50kms.




La récompense de l'ascension à vélo : la vue sur la lac où nous venons de nager, depuis la route des crêtes


On retrouve sur l'épreuve des  amis, anciens collègues de travail qui ont toujours suivi mes aventures, et qui sont  venus là s’essayer au triathlon, seul ou en relais : comme quoi, le triathlon, malgré la difficulté que l'enchaînement des trois disciplines évoque, donne envie de se lancer des défis et attire du monde ! Bravo à eux !!!

A priori, la gagne semblait difficile, avec la vainqueur de l’an passé, Céline Feder, qui a fait 5ème aux championnats de France LD il y a un mois (soit une place devant ma concurrente la semaine passée, on monte d’un cran !). Le but pour moi était déjà de me sentir plus à l’aise en natation. En vélo, profiter à fond de ce tracé dur, mais magique ! Et en course à pied, m’appliquer avant tout.

Course à rebondissement


La natation s’est bien déroulée : j’ai choisi de rapidement me mettre sur le côté, quitte à faire un peu plus de distance, pour pouvoir nager correctement et pas perdre d’énergie à devoir me battre, ou m’énerver parce qu’on me chatouille les pieds. Cette fois, j’ai du rythme, je ne subis pas, je remarque que je suis entourée de plusieurs filles et les filles nageant d’habitude assez bien, je me dis que je ne dois pas être trop mal. Je sors en 23’46, 52ème temps de la course, pas trop mal.

A vélo, j’imprime un bon rythme dans la première montée de col. David m’a rattrapé mais durant toute l'ascension, je peux l'apercevoir à quelques centaines de mètres.
Arrivée au col du Bramont, je suis avec Rebecca Kaltenmeier, une voisine allemande. Nous apercevons Céline un peu plus loin. A l’entame de la portion plus raide pour atteindre après quelques kilomètres la route des crêtes, "Becci" ré-accélère, reprends Céline, et continue au train jusqu’en haut. A 1km de la fin de l’ascension, j’ai aussi repris Céline, mais pas possible de revenir sur l’allemande, qui roulera très fort sur la route des crêtes et en descente.

Avec Céline, difficile de se départager sur la route des crêtes : avec un bon vélo de chrono et une position optimale pour elle, l'habitude de rouler avec cette configuration, elle est sans doute plus à l'aise sur le roulant que moi, plutôt habituée à rouler plus droite. Pour toutes les deux, rouler « ensemble » aura été source d’une bonne émulation, même si nous avons joué le jeu et ne nous sommes pas relayé. Dans la descente, j’essaie de gagner du temps dans les parties plus sinueuses, mais le petit écart est vite repris dès que nous arrivons en bas, pour le tour du lac.

Nous posons le vélo en même temps, et repartons pour la course à pied en synchro. Je ne me sens pas trop mal et étonnamment, Céline n’imprime pas le rythme que j’aurais imaginé. Nous faisons les 2 premiers kilomètres ensemble, puis je commence à avoir des crampes aux quadriceps. Je me mets un peu en retrait, et décide de gérer. Clairement, je n’avais pas prévu de me battre sur la course à pied et mentalement, je n’ai pas accroché. Peut-être la fatigue des derniers jours après pas mal d’entrainement, et aussi, la perspective des échéances à venir, où là, il faudra vraiment être à 100% et se dépasser. Au final, si j’ai essayé de m’appliquer sur la course à pied, j’aurais fait un temps moins bon que l’an passé, au-delà de la barrière psychologique des 45’ : 46’30. Je termine 47ème/233 arrivants, après 2h49 d'effort.

Bilan à l'approche des X-Terra


Ces deux courses m'auront permis d'acquérir un peu plus d'expérience pour l'enchaînement vélo-course à pied, et pour la natation, afin d'aborder plus sereinement les X-Terra. Même si mes chronos, hors vélo, n'ont pas été extraordinaires, j'ai pu batailler à l'avant, avec des filles au palmarès éloquent, fair-play et sympa, qui plus est. Toutes deux ont participé aux championnats de France LD à Calvi il y a un mois en se classant honorablement : c'est une épreuve qui m'aurait vraiment beaucoup tenté, pour l'effort, l'ambiance, le cadre...alors il faut peut-être y voir cela comme un signe et se dire que l'an prochain, ça serait sympa de préparer cette course (même si cela ne se déroulera peut-être pas là-bas...) ! On en reparlera après notre premier LD, celui de Gerardmer, prévu début Septembre...

David, quant à lui, s'est très bien classé sur ces 2 courses en terminant 39ème à chaque fois : une course à pied moins bonne que moi (sic !) mais une natation vraiment honorable pour quelqu'un qui s'est mis à la natation sur le tard, puisqu'à chaque fois, quand je quitte la zone de transition, David arrivait à son vélo (soit environ 30'' d'écart). Comme quoi, la natation ne doit pas être un frein pour débuter tard le triathlon.

Maintenant, place à l’affûtage : séance plus courtes, petites intensités, récupération, d’ici le X-Terra suisse : rendez-vous le 29 Juin !



Triathlon M de Chalain : vous reprendrez bien un peu d'eau ?

Après l’enchaînement des deux championnats de France, tri-cross et duathlon catégorie d’âge qui ont eu lieu au mois de Mai, une petite période plus calme de se profilait. J’en ai profité pour bien couper, afin de refaire du jus pour la suite, qui s’annonce intense jusqu’à début Juillet, avec enchaînement des deux X-Terra suisse (29/06) et France (7 Juillet). L’occasion aussi de participer à l’organisation du Vélovert Festival à Villars-de-lans, une expérience toujours enrichissante, mais pas de tout repos !

A l’entame du bloc d’entrainement en préparation des X-Terra, nous avons décidé de participer au triathlon M de Chalain, du fait de sa proximité, sa notoriété, son cadre, et le besoin de se préparer, notamment pour l’épreuve de natation et l’enchaînement de course à pied. Nous nous étions dit : seulement si il fait beau ! Si le temps a bien été clément le matin de l’épreuve, mais l’après-midi, c’est sous un véritable déluge que nous avons dû courir.

Le site de Chalain, le matin de l'épreuve

La natation n’a pas été une partie de plaisir, tellement il m’a été difficile de trouver de bonnes sensations. Dur constat après une bonne préparation en piscine. J’ai vraiment subi la course et termine en 26’30 les 1500m (loin de mon objectif étant de me rapprocher des 23’). J’entame le vélo en 3ème position à la sortie du parc à vélo, après avoir enfilé un coupe-vent imperméable sans manche, ce qui m’évitera de finir frigorifiée, à l’instar de beaucoup de coureur ce jour-là : l’expérience du VTT ! :)

A vélo, je constate qu’en montée, je peux imprimer un bon rythme et gagner du temps. Un peu moins sur le plat. Je remonte et à mi-parcours, double la première fille. Dans la longue descente sur la fin, je prends un peu plus de risque afin de gagner encore un peu de temps. Après un bon vélo, j’entame la course à pied avec 2’30 d’avance.

Néanmoins, Marlène Grosperrin (6ème aux championnats de France LD à Calvi 3 semaine auparavant) coure très vite et gagne du terrain. A 4km de l'arrivée, elle me dépasse. J’ai pourtant eu l’impression de bien courir, en m’appliquant sur ma technique pour ne pas courir en force, ne pas "m’écraser". Mais Marlène, en réalisant le 28ème temps en 41’ et quelque, s'est montrée très forte ! Il m’aurait fallu une bonne natation pour espérer garder ma première place.

Malgré tout, avoir pu rivaliser pour la première place en dépit d’une mauvaise natation m’a rassurée. J’espère juste que ça ne sera pas la « course de trop », car sous la pluie, après un week-end précédent peu reposant, j’ai sans doute grillé quelques cartouches.
David termine à la 39ème place (pas mal, dans le Jura !), après une natation difficile puisqu'il a été pris de panique dans les 10 premières minutes (le froid, le monde dans l'eau, la difficulté de garder son calme et bien respirer...). Un bon vélo, une bonne course à pied, gâchée par des points de côté sur la fin.

L'article sur la course féminine paru dans le journal, "le Progrès" :





lundi 20 mai 2013

Championne de France de Duathlon - Groupe d'âge : pas prévu, mais le bienvenu !

Si il y avait un objectif que je n'avais pas prévu au départ, c'était bien ce championnats de France de duathlon par catégorie d'âge. C'est surtout parce qu'il se situe dans ma région, à Besançon, que je me suis dit que l'occasion ne pouvait pas être ratée.

En l'absence des élites, avec mon bon niveau en route, et pas mal de bosses pour avantager la vttiste que je reste malgré tout, il semblait possible d'envisager quelque chose.
En course à pied, je pensais qu'il était maintenant possible de descendre sous les 40 minutes au 10kms, vu mes sensations. Néanmoins, ma technique n'est vraiment pas optimale pour le moment, et même si grâce à de bons conseils, je travaille petit à petit à la corriger, ça reste..."moyen" :-)

Le programme du jour : 5km de course à pied, 35km de route avec profil valloné, 5km de course à pied.

Le départ lancé, ça part très vite, et je me retrouve à la 2ème place, avec la 3ème dans mes talons. La première court très vite, je maintiens la distance mais l'écart est déjà assez important. Quoiqu'il en soit, mes sensations sont bonnes, j'ai l'impression de gérer, donc cette première partie est déjà satisfaisante, en arrivant 2ème au parc à vélo : 18'30, à 38'' de la première.

Sur le vélo, passé les premiers moments où les jambes sont un peu dures, puis le ravitaillement, je vois que sur le plat, je ne fais pas d'éclat. Par contre, arrivée dans la longue ascension jusqu'au plateau au-dessus de Besançon, la différence se fait et après avoir rattrapé la première concurrente, je remonte pas mal au classement.
A mi-parcours, ça commence à se corser, car le groupe de coureurs à ma hauteur roule vraiment de façon saccadée : j'ai l'impression que certains préféreraient ne pas m'avoir à leur trousse car dès que je les dépasse, ils refont un effort, qu'ils coupent dès qu'ils sont devant moi...et sans forcément se serrer sur leur droite, ce qui fait que malgré mes efforts et le fait de leur demander de se rabattre, je suis obligée de passer près d'eux pour à nouveau, les doubler.
Résultat : l'arbitre qui me suis a l'impression qu'on se relaie, et me donne un avertissement : "dernier avertissement, vous arrêtez votre petit jeu à 5, quand on double, on le fait franchement, vous arrêtez vos relais !". Là, je lui explique que je suis désolée et sais pas comment faire... au final, les remarques ne me sont plus adressées, mais je suis sur mes gardes et montre ma bonne volonté en attendant la dernière bosse pour doubler franchement le groupe avec qui je suis : là encore, certains accélèrent quand j'arrive à leur hauteur...

Arriver à l'aire de transition, je déchausse, descend du vélo, et l'arbitre m'arrête : "Vous savez ce que ça coûte !?". Bon, la "débutante" que je suis comprends pas trop, j'imagine que c'est parce que j'ai déchaussé avant...en fait, c'est peut-être parce que je suis descendue à peine trop tard...bref, je ne saurais jamais, mais il me laisse repartir après un court arrêt. Me souvenant qu'il a levé son drapeau rouge (comme pour chaque coureur, afin d'indiquer le début de la zone), après la course, j'ai interprété ça comme un "carton rouge", ce qui nous a valu une petite frayeur...Enfin, j'ai encore du boulot pour comprendre toutes ces règles ! :-)

C'est parti pour la course à pied, douleurs au ventre en prime : il faudra que je trouve un moyen d'éviter ça : alimentation, respiration sur le vélo... Ces 5 derniers kilomètres auront été sans plaisir, tellement c'est dur de se retrouver sur ses jambes, sans vitesse sur de longues portions de lignes droites, après le vélo. J'ai l'impression d'avoir une petite foulée, rapidement, je commence à respirer fort, même si le cardio est bas. Je n'ai sans aucun doute pas assez mangé à vélo, je suis partie comme pour une course de vélo où je mange un peu plus tard.

Heureusement, j'ai pris une bonne avance avec le vélo...qui s'est bien réduite au fur et à mesure des kilomètres de course à pied. Au lieu des 18'30 du début, je mettrais 21'27 pour ces 5kms... Je termine avec seulement 1'40 d'avance sur Virginie Pereira, une spécialiste bien plus habituée des duathlons que moi, puisqu'elle a récemment gagné une D2 de Duathlon. Assurément meilleur coureuse à pied que moi !

Tout cela fait bien sûr plaisir, même si au départ, je me suis dit qu'en étant spécialisée en cyclisme, c'était pas trop difficile. Il reste que pour gagner, il m'aura quand même fallu courir vite, et courir après le vélo aura été une véritable épreuve : cela ne s'improvise donc pas et malgré ma préparation orientée triathlon (voire plutôt cross-triathlon), je n'ai pas gagné haut la main !



David n'aura pas réussi à me rattraper sur les 5 premiers kilomètres, mais à vélo, il est toujours le plus fort ! Sur la course Open, il réussit à remonter à la 3ème position, et termine premier de sa catégorie. Pas très satisfait de sa course à pied, d'autant qu'après le bobo finalement anodin à son gros orteil la semaine dernière, voilà qu'il s'est arraché un ongle du plus petit orteil...

Merci à tous ceux qui m'auront encouragé pour cette épreuve, qu'ils aient couru ce jour là en même temps que moi, ou qu'ils soient restés sur le bord du circuit !

Merci aussi à ceux qui m'ont fait confiance pour m'aider à équiper ma belle monture de route : Asterion et Aivee, pour la belle paire de roues Schwarz 38T que j'ai pu tester en avant première l'an passé, avec laquelle j'ai à nouveau roulé ici.
Et Rotor France, pour les plateaux ovalisés, pour lequel j'ai précédemment écrit un petit test sur ce blog.
J'avais assurément un beau vélo pour l'occasion !



Le programme à venir : récupération, puis reprise d'un bloc de 3 semaines, puis affûtage jusqu'au X-Terra fin Juin. D'ici cette échéance, sans doute uniquement le triathlon de Kruth mi-Juin...histoire de garder du jus car pas mal de rendez-vous importants dès fin Juin.










lundi 13 mai 2013

Championnats de France de Cross-Triathlon à Versailles

Ce 12 Mai avait lieu les premiers championnats de France de cross-triathlon, lors du triathlon du Roi qui a lieu à Versailles. Comme ce type de course est notre priorité cette année, et que le cadre valait la peine, nous avons décidé de faire le déplacement.

Le tout début de saison a été plutôt réconfortant : pas mal de courses de VTT, et même si cela a eu du mal à se mettre en route pour moi, l'objectif était d'être prête comme pour un XC court pour ce premier triathlon. Idem pour la course à pied, où la préparation a été plutôt axée sur du fractionné sur terrain battu, et peu vallonné. Tout dernièrement, j'ai pu recevoir de bons conseils techniques, qui ont tout de suite montré un gros gain en course à pied : difficile de se rendre compte, sans avis extérieur, de son allure en course à pied...et il semble que j'étais encore en mode "ski de fond" : eh oui, on est pas encore tout à fait sorti de l'hiver !!!
Difficile de se donner le courage de se jeter à l'eau à l'extérieur par contre, du coup, l'entrainement est resté en piscine. Les sensations sont plutôt bonnes dans l'eau : là aussi, pas mal de fractionné depuis quelques temps, et toujours un peu de technique et force.

L'objectif de ces championnats de France était difficile à apprécier, ne connaissant pas vraiment les participantes à cette course, si ce n'est la grande Marion Lorblanchet, spécialiste du X-Terra et de niveau mondial...on ne joue pas dans la même cour :-)
A priori, le top 5 me paraissait à ma portée, le top 3 serait le signe que la saison était bien partie !

Alors forcément un peu de stress avant la course, même si les longues marches dans le parc de Versailles et autour, nous ont bien permis de décompresser...voir un peu nous fatiguer, car c'est vraiment très très grand...mais à voir forcément, car on a beau être sportif, on est aussi des touristes de base sortis de notre Franche-comté.

Jour J, Heure H : transitions révisées, affaires bien placés, combinaison enfilée...et rentrée dans l'eau à 15,5° : quand on y met la tête, le souffle est coupé : ça promet !
Le départ donné, je n'ai pas eu le temps de bien repérer la bouée, tout part très vite dans ce gros bouillon, il y a du monde sur une grande largeur et je ne sais pas vraiment si je suis bien placée...enfin, je me retrouve vite loin quand même ! Je cogite, je n'arrive pas vraiment à me sentir dedans, bref, je subis : c'est radicalement différent de la piscine, et c'est ma première en extérieur cette année : déboussolée !
A mi-parcours, j'observe un peu mieux la personne à ma gauche : tiens, le battement de jambe, ça me rappelle David ! Et la façon de respirer de côté...pareil ! Alors là, si c'est lui, c'est double peine pour moi : loin et battue par David, je vais en entendre parler pendant un mois !
A la sortie de l'eau, c'est la green team au complet : nous sommes aussi avec Etienne, le nouveau vert de la rédac' !


La Green team à la sortie de l'eau


A la transition, je suis un peu plus rapide que David : et toc !
Malheureusement, je me rend vite compte que l'arrière est un peu mou...pas possible, je ne crève jamais, j'ai fait ma pression à la voiture avant de venir au parc ! La théorie du complot me viendrait presque à l'esprit... Je décide d'attendre pour voir comment cela évolue : je ne perds plus rien, donc il suffirait de regonfler. David me croise et me jette sa cartouche et son percuteur : bien...mais je ne sais pas comment il l'a engagée, quoi dévisser, visser, y'a du scotch partout...et bref, je fais n'importe quoi et perds la cartouche. Idée lumineuse : sortir mon percuteur, ma cartouche, qu'il m'a expliqué comment utiliser (car je ne crevais jamais, jusqu'à ce jour béni) : là, ça fonctionne impeccable, c'est regonflé, et je peux enfin voir cette p*$^¨$! d'épine dans le flanc du pneu, et le latex qui commence à reboucher la crevaison.
Résumé : sortie 12ème de l'eau, arrêtée plus de 5 minutes...en gros, c'est terminé. Mais comme je ne suis pas venue pour enfiler des perles, je décide, pour la forme, d'oublier tout et repartir comme si rien n'était, histoire d'avoir un peu moins de regret. Ca roule très lentement dans les single, c'est risqué de doubler...d'ailleurs, je m'en mets une dans un virage et tord la patte de dérailleur en tombant : de quoi agrémenter mon énervement... Je retords un peu la patte à la main pour que ça passe un peu mieux malgré tout.
Dommage tout cela, car j'ai de super jambes, je peux bien relancer, et je rattrape beaucoup de monde.



Arrivée à la fin du VTT, je suis 8ème dame : tout n'est pas perdu en fait ! La forme est toujours là en course à pied, même si j'ai des petites crampes désagréables au ventre. Je me retrouve vite 7ème, puis 6ème...la 5ème est plus loin, mais jusqu'au bout, je me suis concentrée sur ma respiration, ma technique, ma position, pour gagner encore un peu de temps.
Au final, mon temps en course à pied est vraiment correct...d'autant que je ne cours pas énormément finalement. C'est très encourageant !

5ème à l'arrivée, c'est bien sûr des regrets, mais avant tout, je me suis rassurée sur mon état de forme et cette place était mon objectif au départ. Je n'ai pas eu de chance pour le coup de la crevaison lente, avec l'épine que j'ai dû prendre en posant mon vélo dans une zone qui venait d'être fauchée, et le préventif qui n'a pas pu agir car je n'ai pas roulé. Il faut aussi que j'apprenne davantage à réagir rapidement et de façon plus juste, lorsque j'ai un incident mécanique...ce qui m'arrive vraiment jamais en course.
Mon temps en natation est vraiment surprenant, en sachant qu'en bassin, d'après mes tests sur 500m, j'aurais mis nettement moins de temps. On mettra ça sur le compte de la première nage en lac et en course... :-)

David, après un bon VTT, aura plus de mal en course à pied : crampes au ventre, douleur à l'orteil où il avait perdu son ongle l'an passé (qui a depuis beaucoup gonflé et à l'heure actuelle, nous ne savons pas ce qu'il en est). Il termine 58ème au final, moi 88ème au scratch.

Merci à Emilie et Michel, nos hôtes ce WE, dévoué pour la Green team à tout jamais :-)
Merci à eux et à Alix pour les photos !

Rendez-vous semaine prochaine pour les championnats de France de duathlon par catégorie d'âge, à Besançon !

mardi 2 avril 2013

Raid Nature du Pont d'Arc

L'idée est venue de David : comme au bon vieux temps, un raid multi-sport en duo, à Vallon Pont d'Arc, que l'on connait bien pour y avoir fait des stages cyclistes avec le comité de franche-comté en Février 2010 et 2011. Après avoir lu plusieurs récits sur le raid nature du Pont d'Arc, nous nous sommes dit que ça devait être un bien bel endroit pour une épreuve de ce type. Et rien que le canoë sur l'Ardèche jusqu'au Pont d'arc, sans le flot de touriste, ça devait valoir le déplacement !



A l'arrivée à Vallon et à la vue des pro du raids, on se sent un peu petit : pas sûrs de notre niveau d'entrainement, à peu près complètement novices en canoë pour cette épreuve se déroulant sur une rivière Ardèche au niveau assez haut à la sortie de l'hiver. Et qui plus est, quasiment les seuls à courir en cuissard, et sans corde pour traîner madame comme toutes les équipes mixtes : bref, un peu les touristes.
David se demande si on a bien fait de s'inscrire sur le long (9kms de trail - 3,5km de canoë - 8kms de trail - 40 km de VTT), pour ma part, ça ne m'inquiète pas trop : j'ai plutôt hâte de me lancer dans cette petite aventure.

Le départ est donné avec 150 equipes survoltées et les jambes étant là, je pars assez vite pour nous faire une bonne place au départ du canoë. Nous montons sur les hauteurs de Vallon, et la descente est assez technique : un long pierrier, où il serait facile d'y laisser une cheville. Si j'ai bien avancé en montée, je me traîne bien malgré moi en descente, les jambes ne tournant pas assez vite. Au canoë, nous arrivons avec la 2ème équipe mixte. Un peu de stress pour nous car nous espérons ne pas perdre trop de temps, et ne pas tomber à l'eau. La descente est plutôt calme, seuls 2 rapides, dont un vers un gros rocher, nous font un peu peur : ça passe bien, ça rafraîchit aussi beaucoup !!! Le cadre est vraiment impressionnant, on sent assurément plus le côté sauvage des gorges que depuis la route.

crédit : gs-image.fr


Au final, nous avons plutôt bien géré et repartons avec la deuxième équipe mixte. Nous empruntons un sentier qui grimpe pas mal et passe devant l'ouverture de la grotte Chauvet et de ses peintures rupestres, fermée au public, mais qui fait l'objet de grands travaux pour sa reproduction sur les hauteurs de Vallon, à l'instar de Lascaux.
On poursuit sur un sentier en balcon, des passages plus techniques et des passages à gué, pour aboutir sur des montées-descentes très raides et techniques : du beau trail, dans une nature qui commence à se faire plus sauvage.

crédit : gs-image.fr

La forme va plutôt bien, mais la digestion se fait déjà difficilement pour moi : des spasmes, un dégoût de la nourriture. Le fait d'être en équipe m'aide beaucoup car David m'encourage à manger du solide pour remplir mon estomac. J'ai vraiment hâte d'arriver à la partie VTT pour que tout cela se calme un peu.
Arrivé à la transition vers le VTT, nous sommes toujours avec nos concurrents mixtes, mais nous retrouvons aussi les premiers dont on nous parle depuis quelques kilomètres.

David pense que c'est bon, en bon vttistes, c'est quasiment plié, je n'en suis pas si sûre. Et effectivement, remontée sur le VTT, les sensations ne sont pas terribles : un manque d'énergie, pas de vitesse, même en descente. Les cailloux, de véritables rochers, et vraiment du mal à rouler droit sur ces pistes caillouteuses. La tension commence à monter, puis David comprend que ça ne va vraiment pas et me tend la potion magique qu'en temps normal, je ne goûterais même pas tellement je suis anti "taureau rouge" : je prends donc la boisson énergétique, un nougat, et petit à petit, je retrouve non pas des ailes, mais un peu de lucidité.
Nous reprenons ensuite les deux équipes mixtes : une sur incident mécanique, et l'autre en étant un peu plus à l'aise à ce moment là. Nous avons les 2 fois droit aux encouragements de leur part, l'état d'esprit est vraiment bon.
Les kilomètres ne passent pas très vite tant les sentiers sont techniques. On a droit à de belles descentes bien raides, tout en glisse, du beau VTT. On est maintenant seuls au milieu de la pampa, quand ça se découvre, nous ne voyons que des collines, des gorges, pas un signe de vie : pas déçus du voyage !

crédit : gs-image.fr

Les sensations sont bien revenus, on roule plutôt bien, même si par moment, nous perdons un peu le rythme. Jusqu'au bout, du caillou et encore du caillou, il faut donc vraiment gérer pour éviter la crevaison : prise de risque minimum ! On retrouve un peu de vie en traversant le village de Lagorce, il y a beaucoup de public et les gens sont vraiment encourageants : le raid est un véritable événement dans le coin !
Le diesel est bien mis en route : plus de problème gastrique, plus de baisse de régime, tout va super bien et cela fait vraiment plaisir de se sentir avec un tel niveau de forme, que je n'aurais pas soupçonné.

Nous arrivons à Vallon, 13ème au scratch en 5h41 (1er mixte), à 48 minutes de la tête, une équipe de Garmin Adventure : une sacrée perf !!! L'entrainement hivernal a donc bien porté ses fruits, nous voilà rassuré !

Nous avons bouclé ce raid, un des rares sans orientation, et cela nous donne envie de retenter l'expérience. Avant tout parce que nous avons eu le sentiment de vivre une vraie aventure, au milieu de la nature. Cela n'a jamais été monotone, nous avons fait toute sorte de sentiers, vu toute sorte de paysages. Et le canoë dans un tel cadre, c'est top, malgré l'eau vraiment très froide en cette fin mars !

Au retour, de la route, pas mal de fatigue, une bonne gastro pour David, du lavage...le revers d'un si bon WE. Mais pleins de bons souvenirs et de l'énergie pour la suite !

Pour en savoir plus sur le raid : http://www.raid-nature-vallon.fr



dimanche 24 mars 2013

En Mars, ça repart !

Nous attendions le mois de Mars pour trouver un peu d'amélioration pour nos entraînements  en terme de météo et dans notre organisation en semaine pour pouvoir s'entraîner davantage après le travail, mais l'hiver a bien persisté et l'entraînement vélo, même si nous avons bien repris, et encore bien maigre.

Nous espérions  aussi d'un petit déplacement à Cassis, pouvoir trouver un peu de chaleur, de soleil, et pouvoir profiter des sentiers du sud, mais là-bas aussi, les conditions météo n'ont pas été super. D'abord, un vent froid de fou dans la vallée du Rhône du côté de Bagnoles-sur-Cèze où nous avons passé quelques jours. Ensuite, la pluie et le froid à Cassis, jusqu'à 15 minutes du départ de la course des 51 km sur laquelle nous nous étions engagés. Un peu fatigué par tout cela, et avec la perspective de rentrer tard, claqués, avec les vélos et les fringues pleins de boue, nous nous sommes mis d'accord pour ne pas prendre le départ. Nous étions prêt à quitter le site, quand, après l'interruption de la pluie, on s'est dit que ça serait quand même vraiment bête de rentrer à ce moment là. Du coup, en moins de 10 minutes, demi-tour, on ressort toutes les affaires et on court vers le départ : du jamais fait auparavant !
Finalement, la course s'est bien déroulée et les conditions humides n'ont pas été trop contraignantes. Contente de voir que techniquement, je n'ai pas trop perdu, surtout dans les parties trialisantes, où avec mon fidèle semi-rigide carbone No-Saint, devenu un peu plus "mou" et donc moins exigeant, je passe vraiment partout ! Beaucoup de bouchon, donc de passage à pied, des descentes à 2 à l'heure...le genre de désagréments que je ne rencontre pas trop d'habitude sur les courses dame. 

Il faut dire aussi qu'avec mon niveau d'entrainement, je pars loin : une sortie VTT, 3 sorties route, et 2 sorties  VTT les jours précédents l'épreuve. Tout cela en dépit d'un volume d'entrainement correct, entre 8h et 10h par semaine.

En Mars, j'ai poursuivi mes deux séances par semaine à la piscine, et je ne regrette vraiment pas d'avoir repris la natation : maintenant que j'ai repris un peu de muscle, refait un bon travail technique et foncier, j'ai commencé à travailler la vitesse, et les sensations sont excellentes ! J'adore l'eau, j'adore nager, et tout cela est comme un retour aux sources après des années de vélo !
La semaine est souvent composée d'une journée avec du bi-quotidien le WE, et un enchaînement natation-course à pied (en prenant le bus pour aller à la piscine et en rentrant en courant) ou natation-vélo le mercredi. Si cela peut paraître dur au départ, on prend vite le pli et à l'heure actuelle, ça se fait plutôt bien ! Néanmoins, cela demande beaucoup de temps, et laisse peu de place pour d'autres loisirs...c'est un choix ! Cela laisse aussi moins de place au stress que peut générer la vie professionnelle par exemple, et ça, c'est un gros bonus pour moi, car l'an passé, j'ai eu parfois plus de mal à gérer le stress lié à mon travail.

Aujourd'hui, les bonnes sensations sont revenues sur les 16km du trail du Salbert, où j'ai terminé 26ème en 1h21, contre 56ème l'an passé pour un nombre de participant à peu près pareil. Vraiment encourageant ! En trail aussi, l'entrainement n'est pas extraordinaire, mais le fait d'avoir fait pas mal de ski de fond en Février doit aussi aider. En fait, multiplier les disciplines à l'entrainement donne l'impression de ne pas être vraiment entraîné dans chacun des disciplines. C'est sans doute la difficulté en triathlon, qui fait aussi que certains font beaucoup trop de volume à l'entraînement : c'est là que la programmation des entraînements a toute sont utilité !

Trail de la Ronde du Salbert - Photo Seb Bretonnau
Trail de la Ronde du Salbert - Photo Ludovic Finet

La semaine prochaine, nous participerons, en duo avec David, au raid nature de Vallon Pont d'Arc. Un superbe cadre, un évènement bien rôdé, des raideurs, triathlètes, traileur, vttistes de talents à l'affiche, ça promet d'être un beau WE ! Un raid sans orientation, avec trail, puis canoë, puis re-trail (avec via ferrata), et enfin VTT. Faudra juste gérer le "stress" de David (qui génère souvent des batteries à plat pour lui en fin de course... :-)), et sans doute mon appréhension en via-ferrata ! Mais nous avons déjà gagné un raid ensemble, il y a fort longtemps, certes, mais en principe, on devrait arriver au bout sans trop de casse !






mercredi 20 mars 2013

Test des plateaux ovalisés Rotor Q-Rings


Grâce à Rotor France, j'ai l'opportunité de tester les plateaux ovalisés Q-Rings sur mon vélo de route : les plateaux (en 39-53) ont été reçu récemment, et installé sur mon BH G5. Comme je ne monte pas ce vélo sur Home-trainer, pour ne pas risquer de fragiliser le cadre, j'ai dû attendre l'occasion de rouler en extérieur, et avec le dur hiver que l'on affronte dans l'est cette année, il aura fallu attendre !


Premiers tours de roue
Je suis partie sans à priori, peut-être juste avec l'appréhension d'avoir des sensations inhabituelles dans la gestuelle du pédalage. Effectivement, lors des premiers tours de pédales, cela ne paraît pas naturel. Cela m'a rappelé l'inconfort que l'on a lorsqu'on se retrouve avec des talons pour marcher, lorsqu'on en a pas l'habitude : au départ, on a tendance à un peu trop lever le talon et les genoux, du coup, cela n'est pas très naturel, ni très élégant :-)
Si, dans le cas des escarpins, il faut réellement faire un effort pour adopter une autre démarche,  en roulant avec les plateaux ovalisés Q-Rings, on s'adapte très rapidement, et sans réfléchir, à la nouvelle gestuelle . Au bout de 5 minutes de pédalage, c'est déjà oublié ! Du coup, on en retire rapidement les bénéfices : un geste plus souple, un pédalage en vélocité avec moins de fatigue . En exagérant et en tournant les jambes très rapidement, le mouvement reste fluide, alors qu'avec des plateaux ronds, il aurait tendance à saccader. Preuve que ces plateaux contribuent vraiment à pédaler rond, ce qui apporte efficacité mais aussi plaisir de rouler, tout simplement.

Plus facile dans le "dur"
Lorsque le profil devient ascendant et la fréquence de pédalage baisse, on ressent davantage la différence. Pour ma part, je roulais précédemment sur un pédalier compact, avec un petit plateau en 34 dents : j'ai donc augmenté le braquet en passant sur ces plateaux. En montée, je sens clairement qu'il y a une phase où il faut fournir un plus gros effort lorsque je dois appuyer sur les pédales. Au point mort, lorsque les muscles ne sont plus à même de fournir un bon effort, la forme des plateaux facilite la transition. On n'a du coup plus l'impression de pédaler rond, mais d'avoir une phase d'appui/tiré et une phase de repos.
Une même denture en plateau rond m'aurait sans doute obligée à me lever de selle et monter en danseuse, ce qui reviendrait finalement à réaliser le même geste : une phase d'appui/tiré importante, un point mort où rien ne se passe. On a donc tendance à vouloir emmener plus gros. On le peut aussi, même si sur les premières sorties cela peut générer une fatigue musculaire plus importante.
Voilà pour les toutes premières impressions.
Adaptation rapide
Au bout de quelques sorties, et sans forcément rouler tous les jours et en utilisant aussi vélo non équipé des plateaux ovalisés, je ne ressens plus la différence, même en montée, comme si j'étais revenue à un pédalier rond : le temps d'adaptation a donc été très rapide dans mon cas. Et l'avantage, c'est qu'en remontant sur mon VTT, je ne suis pas non plus perturbée par la différence de plateaux ! D'après les tests d'effort que j'ai pu effectuer, j'ai un pédalage assez efficace, en poussée et en montée, je roule donc plutôt rond, peut-être cela a-t-il contribué à l'adaptation...?

De part la gestuelle facilitée, l'impression agréable de pédaler rond facilement dans les fréquences > 90 tours/minute, et la possibilité d'emmener un peu plus de braquet, les premières sorties m'ont en tout cas convaincues de poursuivre le test.




Mon "Route", le BH G5 équipé des Q-Rings
Pour en savoir plus : site de Rotor France